Kikou,
Et oui, le grand mot !
Mais voilà,; avec l’abbérence de la langue français :
J’aime mon enfant,
J’aime mes amis,
J’aime marcher dans les bois,
J’aime mon mari ou amant,
J’aime le chocolat !
D’où la difficulter à se situer en amour.
Du livre "A la recherche de soi"d’Arnaud Desjardin j’ai extrait ce court passage :
« Le plus souvent « j’aime » signifie « j’ai besoin d’être aimé » et « je t’aime », adressé à un autre être, signifie « aime-moi ». Cet amour-là n’est qu’une émotion. C’est un amour qui implique la crainte, c’est-à-dire la crainte de n’être pas payé de réciprocité et, quand ce be-soin d’être aimé n’a pas été satisfait, apparaissent la violence, l’agressivité et la haine. Ce qu’on appelle ordinairement amour n’est pas un sentiment mais une émotion qui a pour contraire la haine. Cette haine est plus ou moins acceptée consciemment, plus ou moins ré-primée, parce que c’est une des émotions les plus universellement condamnées par la morale, mais elle n’en est pas moins à l’oeuvre partout dans le monde et de plus en plus. Tant que l’ego subsiste, c’est-à-dire la distinction bien établie du moi et du non-moi, et que cet ego
est soumis à l’alternance de l’espérance et de la peur, que cet ego est soumis au mécanisme sans cesse à l’oeuvre de j’aime / je n’aime pas, j’aime / je n’aime pas, le mot amour désigne seulement un désir. Mais, comme c’est le même mot qui est utilisé pour désigner le véritable amour, on peut de bonne foi se trouver dans la confusion et penser qu’on éprouve un senti-ment profond, noble, religieux même, alors qu’on éprouve tout simplement une émotion. »
Dommage que l’on galvaude à ce point un verbe qui se voudrait sublime s’il était employé dans le sens de la spiritualité.
Bien à vous.
(Merci Lolly pour ton lien qui m’a permis de découvrir ce livre parmis d’autres, tous très ruches d’enseignements)